De Gao à Goa

                      A  la croisée des chemins

 

Comment est né ce roman ?

      Ce roman est né d'une promesse : la promesse que j'ai faite à un paysan du Rajasthan devenu par nécessité chamelier dans une agence touristique à la suite de plusieurs années de sécheresse, de témoigner des conditions de vie des habitants de cette région.
 
      Le destin de ces hommes et de ces femmes qui s'échinent au labeur dès l'enfance en Inde, en Afrique ou ailleurs mérite que l'on s'arrête un instant sur leur sort, que l'on communique à leur sujet pour qu'un jour, peut-être, ils puissent redresser la tête et éprouver une dignité d'homme.
 
      Voilà le message que je désire transmettre. Je l'ai voulu sous la forme du roman. Il n'en demeure pas moins un combat que j'ai à coeur de mener.
 
 
 
 
 
 

Le lieu

      L'histoire commence par une rencontre dans le train entre Delhi et Jaisalmer, citadelle située au coeur du Rajasthan et se poursuit dans le désert du Thar à l'Ouest de l'Inde.

 

Les personnages

      Bénédicte Chatel, jeune artiste mariée à un ingénieur de vingt ans son aîné, vit à Saint-Germain-des-prés. Au fil des ans, elle fait le triste constat que sa vie l'ennuie et décide subitement de partir en Inde pour une mission humanitaire.

       Rajah Singh, jeune Indien de bonne famille rentre de Londres où il a passé quelques années à étudier le commerce international.

      Sanghi-Done est un ancien fermier pakistanais réfugié en Inde et devenu après plusieurs années de contrebande, guide et chamelier dans un agence touristique à Jaisalmer.

  • News :

    Gange,

    Tes eaux sourdent des plus hauts massifs, alliance des turquoises tibétaines et du lait de Shiva, elles fraient leur passage en vifs tumultes entre les roches brunes des contreforts himalayens, marquent une pause sur les plages de sable blanc de Rishikesh avant de rejoindre la Yamuna et de s'épanouir en un lit majestueux et lent, semé de bancs de sable et peuplé de dauphins, jusqu'à Bénarès où t'attendent les fidèles qui t'honorent.

    Ce soir de novembre était soir de pleine lune.

    Nous avons célébré ta beauté offrant, comme le fait chaque soir le peuple d'ici, les fleurs et les flammes qui courent sur l'onde porteuse de voeux et d'espérance.

    ô Gange ! Puissent les hommes préserver le cours naturel de tes eaux !

     

    Vanarasi, décembre 2012

     

     

     

     

    A Pondichéry, nous avons flâné la nuit,

    Et déambulé le jour..., rue de la Marine,

    Rue Surcouf et puis rue Suffren.

    A Pondichéry, nous nous sommes recueillis à Notre-Dame-des-Anges,

    Et puis nous avons admiré le Lycée Français,

    Et nous sommes étonnés devant le Foyer du Soldat.

    A Pondichéry, nous avons emprunté un rickshaw pour longer la mer frangée de palmiers.

    Nous avons aimé la douceur de vivre s'exhalant des rues pavées,

    Ombragées d'arbres centenaires.

    A Pondichéry, nous avons reconnu notre langue,

    Et avons imaginé un possible rapprochement des peuples.

    D'autres, avant nous, ont ici rêvé d'un idéal de paix et d'union,

    Et en ont jeté les bases à quelques encablures de là.

    Peut-être, avant de l'établir sur ce coin de terre,

    Avaient-ils, eux aussi, été touchés par la magie du lieu !

     

    novembre 2014

     

Extrait :

Le matin, alors que le sable retenait encore la fraîcheur de la nuit, Sangha avait plusieurs fois lancé le galop dans les herbes sèches où des gazelles avaient trouvé abri. Au loin, ils les voyaient bondir en brefs sauts aériens avant de disparaître sur la ligne d'horizon. Ces courses, les cheveux au vent, s'étaient révélées des instants d'ivresse totale : ivresse de liberté, ivresse de l'immensité qui se déployait à l'infini sous leurs yeux, le vent légèrement frais se mêlant à la morsure du soleil qui s'imposait de minute en minute.

 

Alors que la conversation battait son plein sur les nouvelles du désert et les dernières aventures des pistes sahariennes, on apportait, pour elle exclusivement, des dattes avec du lait de chamelle fraîchement trait. Touchée par ce don magnifique d'un bien ô combien précieux en ce lieu, les narines plongées dans la timbale en aluminium, elle s'imprégnait de chaleur bienfaisante et animale, véritable voyage aux racines de la vie.


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